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DES EXPRESSIONS UTILES EN PASHTO

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Je vous explique aujourd'hui quelques mots et expressions qui sont souvent entendus et utilisés. Cela va certainement aider celles et ceux qui viennent en aide aux migrants venant d'Afghanistan. Je pense surtout aux intervenants sociaux. Salamoona  : c'est salam au pluriel en pashto qui veut dire salut ou voire bonjour . Lorsqu'on dit salamoona , c'est comme dire  les salutations . Il faut savoir que salamoona est souvent utilisé lorsqu'on rencontre une personne mais ne pas pour dire aurevoir . Plus de 99% des gens en Afghanistan sont des musulmans. Il y a donc des expressions arabes autant utilisés dans les conversations quotidiennes. Par exemple, on peut remplacer salamoona par assalamu alaikum étant donné qu'il s'agit bien d'une expression arabe utilisée par Prophète Mohammad. Elle veut dire que la paix soit sur vous. C'était à l'époque pour assurer la deuxième personne qu'il n'y a pas de risque de la part de la première pers

Brève Présentation de la Langue Pashto

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Le pashto est une langue d’origine indo-européenne. Elle s'accorde, comme le français, en genre et en nombre. Elle est parlée en Afghanistan et au Pakistan. A vrai dire, il est souvent compliqué pour les dariphones/farsiphones d’Afghanistan de la pratiquer couramment car elle s’accorde en genre et en nombre comme le français. En revanche, il est assez facile pour les pachtounes d’apprendre le dari/farsi car, ceci ne s’accorde ni en genre et ni nombre. Comme l’anglais. En pashto , les accents se différent voire d'un village à l’autre. Cela est en effet due au fait que les va-et-vient entre les habitants toujours étaient rares. Il est donc difficile d’avoir un accent unique. Il faut également savoir qu’il y a plus de 70 clans/tribus dans l’ethnie pachtoune. La plupart de ces tribus ont leurs propres coutumes et traditions. Le mot pashto veut dire « la langue pashto ». Le mot « pachtoune » veut dire « une personne venant d’ethnie pachtoune ». Je suis Pachtoune veut dire être d

Dans la tête d’un migrant Afghan en France

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En tant qu’un interprète afghan, je voudrais partager quelques conseils qui peuvent être pris en considération, pour bien apporter son aide aux demandeurs d’asile venant d’Afghanistan. La première chose concerne des différences culturelles entre la France et l’Afghanistan. La France et l’Afghanistan, c’est comme les deux faces d'une même pièce de monnaie. La même espèce humaine mais avec beaucoup de différences. Avant d’arriver en France, en particulier, les Afghans n’ont que des rumeurs dans leurs têtes par rapport à ici. La plupart des Afghans n’ont jamais quitté l’Afghanistan. Ils y sont nés et puis morts sans avoir visité au moins un pays voisin. Dans ces circonstances, ils n’ont pas l’occasion pour connaître les cultures étrangères. Il est difficile pour un Afghan de croire que, avant d’arriver en Europe, le soleil et la lune sont les mêmes en Europe qu’en Afghanistan. Lorsqu’il y a une personne afghane en face de vous, il ne faut pas la considérer comme un Français. Pour un F

Langage sifflé

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Vous pouvez apprendre une langue sans mémoriser de nouveaux mots et sans apprendre les règles de grammaire. Le silbo est un langage sifflé qui est encore utilisé de nos jours par les habitants de La Gomera aux îles Canaries. Il y a 22 000 personnes qui l'utilisent au quotidien et ce nombre est en augmentation constante. Il y a de nombreuses occasions d'entendre le silbo en direct. Les habitants de l'île organisent des spectacles employant le silbo lors de diverses célébrations. Vous pouvez également entendre une mélodie caractéristique lors d'une randonnée dans les montagnes de l'île de La Gomera. Ce langage sifflé existait déjà à La Gomera avant l’arrivée des Espagnols. Les peuples autochtones de l'île l'utilisaient principalement pour des raisons pratiques. Le terrain très varié rendait la communication difficile entre les différentes parties de l'île. Un coup de sifflet retentissait sur les rochers et les ravins, permettant la communication même

La vie sans temps et sans chiffres

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La culture de la tribu Pirahã existe depuis des siècles. Ce peuple se passe de chiffres,  de mesures de temps et de noms de couleurs. Personne ne sait  lire ou écrire. De plus, ils ne savent presque rien de leur propre histoire. C'est la seule société au monde qui n'a pas élaboré de mythe de la création. En plein cœur de la forêt amazonienne, au bord de la rivière Maici et sous le couvert d'une végétation luxuriante il y a une petite école. Daniel Everett, linguiste, revient à l'essentiel avec ses nouveaux étudiants. « Um, dois, tres» - dit-il soigneusement en portugais. Et encore une fois : « Un, deux, trois ». Toutefois, les indigènes ne jettent que des regards indifférents au professeur. Cette tâche est plus difficile qu'il pourrait le penser. Dans les années 70, le professeur Everett, missionnaire et maintenant ethnologue à l'Université de Manchester, décide d'étudier les membres d'une tribu peu connue Pirahã à compter les chiffres. Eh bien, il d

Une histoire d'amour pour les langues

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J’ai retrouvé dans mes archives, un article sur un autodidacte génial Emil Krebs qui maitrisait presque 70 langues. Une personne extraordinaire qui pouvait apprendre chaque langue étrangère. Doté de nombreux talents, non seulement il a réussi ses études de droit, mais il s’est avéré extraordinairement doué pour les sciences mathématiques. Néanmoins, c’était l’apprentissage de nouvelles langues qui prenait une place très importante dans sa vie. Il avait l'habitude de parfaire ses connaissances linguistiques pendant la nuit. En marchant sans relâche un livre à la main dans son cabinet autour de la table, il se parlait à lui-même. Sa motivation était sans bornes. Jeunesse : Dès son plus jeune âge, Krebs est fasciné par les langues. En se distinguant par son assiduité à l’étude, à l’âge de 17 ans il est capable de bien communiquer en 12 langues, y compris le grec, le turc et l'arabe. Afin de devenir un véritable polyglotte, le jeune homme se décide, tout d’abord, à déménage

Deux jeunes Afghanes encore tuées à Kaboul

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Ce matin, à Kaboul, une explosion de mine a pris la vie de ces deux jeunes femmes afghanes. Elles ont été tuées par une explosion de mine à Kaboul. Après l'explosion, leurs familles n'étaient pas certaines de décès de leurs filles tuées dans cette explosion car, leurs corps étaient méconnaissables. Pendant que la pandémie touche encore l'Afghanistan, la vague des attaques s'intensifient également. Avec le retrait inconditionnel des troupes américaines d'Afghanistan, les talibans attendent impatiemment de prendre le contrôle de Kaboul. En outre, l'armée afghane se dit prête à assurer la sécurité dans le pays. Elle mène tous les jours des combats contre les taliban mais, sans soutien international, les difficultés vont s'enchaîner.  Les Afghans ont lancé le hashtag #StopAfghanWar pour que cette guerre sans fin ait une fin.  Fatima MOHAMMAD & Tayeba MOSSAWI, tuées à Kaboul, 13/06/2021.